URGENT : Protestation contre la sécession illégale de la province serbe du Kosovo-Métochie - Communiqué de Presse


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Dossier de presse

Protestation contre la sécession de la province serbe du Kosovo-Métochie


L’Assemblée de la Diaspora Serbe et les associations et organisations serbes de France, proteste contre la sécession de la province serbe Du Kosovo-Métochie prononcée par le parlement local le dimanche 17 février dernier.

Un rassemblement de citoyen, pacifique et apolitique a eu lieux pour protester contre l’indépendance de la province serbe du Kosovo-Métochie, le 2 mars 2008, à 12h44 Place de la république a Paris

Cette déclaration, qui fut avant tout unilatérale et illégale si l’on s’en réfère aux principes du Droit International, a provoqué une réaction vive et immédiate de toute la communauté serbe mondiale mais également d’un grand nombre de pays voyant en ce projet d’indépendance un risque d’instabilité politique considérable dans la région des Balkans mais également dans le reste du monde. Un tel précédent historique pourrait encourager et légitimer les prétentions sécessionnistes albanaises dans d’autres régions voisines, en premier lieu la Macédoine et le Monténégro, mais inspirer aussi les mouvements sécessionnistes kurdes, tchétchènes, basques, corses, flamands…

Ce Communiqué de presse a ainsi pour principales missions de :

- Dénoncer la violation du droit international reconnaissant injustement le Kosovo-Métochie comme nouvel Etat souverain, notamment par le non-respect de la résolution 1244 des Nations Unies, de la Constitution Serbe votée le 29 octobre 2006, et du Traité d’Helsinki (confirmant chacun l’intégrité territoriale de la République de Serbie incluant la province du Kosovo-Métochie)

- Lancer un appel de paix et de respect des Droits de l’Homme au Kosovo-Métochie auprès de la communauté albanophone locale, majoritaire en nombre, et ayant toujours clairement affiché son opposition au respect des règles de droits serbes ayant régi la province jusqu’à sa mise sous tutelle par l’OTAN en 1999. La sécession du Kosovo-Métochie conduirait ainsi à la création d’un Etat dirigé par des criminels de guerre (dont la majorité a constitué l’armée de l’UCK, armée considérée par les principaux pays occidentaux comme « groupe terroriste » jusqu’en 1999). Cette indépendance constituerait alors une porte ouverte à la corruption, au terrorisme et au trafic de drogue et des personnes vers le reste de l’Europe, tout en portant fortement préjudice à la sécurité des différentes entités nationales y résidant.

- Dresser le bilan catastrophique de l’occupation de l’OTAN depuis 1999. Une occupation perpétrée et imposée par le pouvoir impérial Etatsunien, et supportée, sans raisons valables juridiquement, par les principaux pays de l’Union Européenne.

Il est bon de rappeler que la Serbie comporte 26 nationalités et sa province du Kosovo-Métochie 17. Dans ce pays qui est donc le plus multiethnique d’Europe, l’action de la KFOR et de la police KPS dans la province kosovare est marquée depuis 1999 par une situation sur le plan des libertés fondamentales fort préoccupante : 3000 meurtres ethniques, 1300 disparus, une liberté de circulation fortement restreinte, un confinement des Serbes et des Roms dans des enclaves qui constituent les derniers ghettos d’Europe. Or ce fait unique à notre époque représente une atteinte forte aux droits de l’homme, qui ne touche pas que les Serbes ou les Albanais, mais aussi les Roms, les Turcs et les Gorans, soit toutes les communautés importantes de la province. Alors que la MINUK avait pour mission en 1999 la défense du multi ethnisme, le fossé entre communautés n’a cessé depuis de s’accroître et un véritable « apartheid » s’est installé au Kosovo-Métochie, poussant ainsi plus de 250 000 non-albanais à fuir la province.

Conscients de cette réalité, et inquiétés par l’éventuel encouragement d’autres mouvements sécessionnistes à mener à termes leur projet, plus de vingt pays ont refusé ouvertement de reconnaitre l’indépendance du Kosovo-Métochie. Parmi ces derniers, on retrouve notamment la Russie, la Chine, Chypre, l’Espagne, la Grèce, la Moldavie, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, le Sri Lanka, l’Afrique du Sud, le Canada. Il est important de le noter.

Ainsi, la Serbie n’est pas seule à dénoncer cette violation flagrante du droit international, étant pourtant la base du bien fondé des Nations Unies. Son inquiétude et son étonnement est sans précédent face au soutien d’une grande partie de l’Union Européenne à l’impérialisme Etasunien à vouloir impérativement remettre en question sa souveraineté et donc l’intégrité territoriale de ses frontières.

Plusieurs orateurs sont intervenus au nom du respect du droit international dimanche 2 mars 2008 lors du rassemblement sur la Place de la République à Paris, comme :

- Alexis Troude, historologue spécialisé dans la situation de la région des Balkans
- Milos Jankovic, président de l’Assemblée de la Diaspora Serbe
- Zoran Milinkovic, membre de l’Assemblée de la Diaspora Serbe
- Maître Slaven Millau, avocat
- Rajko , citoyen français d’origine serbe

Ce rassemblement a bénéficié également de plusieurs soutiens, notamment celui de Paul-Marie Couteau, député européen, et de Jacques Myard, député UMP (tous deux excusés de dernière minute).

Nous vous invitons à consulter précieusement ce dossier de presse comportant une sélection d’articles dressant un constat alarmant de la situation réelle dans la région des Balkans. Nous espérons vous avoir apporté un aspect complémentaire de l’actualité au Kosovo-Métochie et que vous comprendrez au travers de ce rassemblement pacifique tout le malaise de la communauté serbe à subir illégalement une sécession de sa province qui a toujours représenté l’essence même de son existence.

Nous nous tenons à votre disposition pour tout complément d’informations ou toute demande d’interview. Pour cela, n’hésitez pas à contacter association@serbie.org

Nous vous remercions de toute l’attention que vous porterez à ce dossier et vous prions de croire en notre considération distinguée.

Association Serbie




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